Me revoilà avec un article plutôt intime, sur le thème de l’épanouissement personnel. Je me rends compte qu’à chaque étape importante de ma vie, je réalise des choses sur moi, je prends conscience de qui je suis et de ce que je veux. C’est quelque chose de très intense mais aussi et surtout, très épanouissant. Mais je n’ai pas toujours été cette femme plutôt fière et assumée. Dans cet article je vais aborder plusieurs sujets, qui ont fait parti de ma personnalité, de mon parcours, de ma vie. L’objectif de tout cela est vraiment que vous puissiez vous reconnaitre dans ces mots et, je l’espère, trouver quelques clés pour arriver à surmonter une épreuve ou comprendre pourquoi vous ressentez cela et comment l’appréhender.

1- L’hypersensibilité.

Les articles sur l’hypersensibilité sont très tendances en ce moment et je suis ravie qu’on parle du sujet. Très longtemps ce terme m’était inconnu et j’aurais bien aimé le découvrir avant. Lors de ma jeunesse et de mon adolescence, j’ai souvent cru ne pas être comme les autres. Je vivais tout démesurément, chaque sentiment était fort et à la fois chaque banalité prenait également des proportions immodérées. J’étais incapable de gérer, d’exprimer mon ressenti. J’avais le sentiment d’être souvent incomprise. Et dans mon entourage on ne le comprenait pas non plus. Je pleurais très facilement. Pour tout et pour rien. Une joie immense, je pleurais. Un simple reproche, je pleurais. Une voix qui se hausse, je pleurais à nouveau. J’ai ainsi entendu, encore et encore, que l’on ne pouvait rien me dire, que je pleurais sans cesse, que c’était agaçant, que j’étais qu’une chouineuse. Des mots qui m’ont marqué et blessé. J’étais inconsciente de ce qu’il m’arrivait et je n’avais aucun outil pour appréhender ce « défaut » si important chez moi. En grandissant j’ai un peu occulté cette facette de ma personnalité en prenant chaque reproche sur ma sensibilité et en les plaçant derrière un mur. Mais c’est clairement la chose à ne pas faire. Vous avancez, vous vivez avec, mais un jour cela vous rattrape. Et puis un jour j’ai découvert qu’il existait quelque chose qui s’appelle l’hypersensibilité et que finalement ce n’était pas un gros mot, ni une maladie, mais quelque chose dans lequel je me reconnaissais et qui semblait être un ensemble plutôt positif.

Dans l’hypersensibilité, il est important de savoir que, ressentir toutes ses émotions ce n’est pas grave, mais qu’il faut apprendre à les canaliser pour en exploiter le meilleur. Par exemple, aujourd’hui j’ai concentré mes émotions sur des valeurs qui me tiennent à cœur comme l’empathie, la créativité ou encore l’optimisme. Grâce à cette palette d’émotions j’arrive à comprendre les gens, à les cerner très vite, à être à l’écoute, à leur parler sereinement, en toute honnêteté et transparence. Grâce à cette hypersensibilité, j’ai toujours eu ce côté artiste en moi. À travers de la danse, qui me permet de m’exprimer d’une autre façon. À travers de l’écriture, puisque depuis toute jeune j’ai beaucoup écrit, diverses fictions. Ou bien avec ma passion pour l’art en général, puisque j’ai fait mes études en histoire de l’art et que chaque œuvre, chaque intention d’un artiste m’a toujours fasciné. Enfin dans l’optimisme, puisque j’arrive désormais à tirer profit de chaque expérience, à retenir que le meilleur de certaines difficultés et à appréhender les situations plus facilement. Je me rends compte que j’avance plus vite et que cette faiblesse est désormais devenue une force énorme. Aujourd’hui je suis clairement fière d’être une personne hypersensible et je n’en vois aucune honte.

2 – La confiance en soi

Alors combien de fois notre confiance en soi a été mise à rude épreuve ? Des centaines pour ma part. Et surtout dans notre enfance et adolescence. J’ai toujours été une enfant très effacée. Je me suis réfugiée dans l’école, j’ai sauté une classe, j’ai eu une scolarité plutôt exemplaire, mais personne ne se souvenait de moi. J’étais l’enfant timide et réservée. Ensuite il y a eu les années collèges, certainement les plus ingrates de ma vie. Et quand je vois les jeunes aujourd’hui, je me dis que finalement notre époque était plutôt cool. Mais je n’ai jamais été la fille populaire, la fille sûre de soi, la fille à l’aise avec les garçons. Alors que pourtant je plaisais, mais non, on a une image tellement faussée de nous. On ne se trouve pas assez jolie, pas assez cool, pas habillée à la mode etc. En fait à ce moment précis, on essaie de rentrer dans un moule sans se rendre compte que, être hors du moule c’est ce qui nous rend intéressant ! Donc les filles, comme les garçons, vous êtes différents des autres ? Et bien heureusement ! Vous ne vous en rendez pas compte à l’instant T mais c’est ce qui va faire votre plus grande force. J’ai mis du temps à avoir confiance en moi. Pourquoi ? Parce qu’on se place toujours par rapport au regard des gens. Je vivais à travers les yeux de mes parents, de mes amis, de mes petits copains. Je ne faisais finalement pas vraiment ce que je voulais, mais ce que les autres attendaient de moi. Et quand tu prends conscience de ça, et bien cela nous permet de remettre beaucoup de choses en perspective. Et cela s’est passé il n’y a encore pas longtemps, puisque je voulais être la femme parfaite pour mon ex, alors qu’il devait plutôt m’aimer pour ce que je suis et pas ce qu’il voulait que je sois. Et inversement. L’amour rentre bien évidemment beaucoup en compte dans l’estime de soi, puisque pour aimer avec justesse, il faut d’abord s’aimer soi. S’accepter comme on est. Avant autrui me conditionnait, aujourd’hui autrui m’enrichit. C’est vraiment la nuance qui m’a fait prendre conscience des choses, que j’étais une femme plus accomplie et au final plus heureuse. C’est fou mais aujourd’hui j’ai 27 ans, je sors d’une séparation, j’ai un job disons alimentaire et je suis retournée vivre chez mes parents, mais je ne me suis jamais sentie aussi fière de la femme que je suis. Car aujourd’hui je sais où je vais, je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas et ça c’est l’essentiel. Ce n’est pas facile, chaque jour je me dis, « Aurore ? attends ? c’est vraiment ce que tu veux ? Oui ? Bah fonce, même si tu n’as pas l’approbation de tout le monde ». On vit quand même pour soi. Et comment rendre heureux quelqu’un si on ne l’est pas soi-même ?

3- Transformer ses faiblesses en force et s’épanouir

Enfin, et ce qui est le plus important, c’est d’être conscient de ses faiblesses et d’en retirer le meilleur. Être honnête avec soi peut faire peur, mais c’est ce qu’il y a de plus enrichissant. Aujourd’hui, comme avec l’hypersensibilité, j’ai su appréhender mes faiblesses qui ont aujourd’hui enrichi ma personnalité. J’aime désormais en parler avec toute honnêteté, même avec des personnes que j’ai rencontré il y a peu. Je suis transparente sur ce que je suis, sur ce qui m’anime, et ça me le rend bien, car au final c’est ce qui vous rend intéressant et unique. Ne vous cachez pas derrière des barrières, derrière ce qu’on appelle le conventionnel. Soyez audacieux, il n’y a rien de plus palpitant que l’audace, le rêve.

Ne laissez personne vous enlever ça. Ne soyez pas conditionné par les « on-dit », par la société, par les personnes fermées d’esprit. J’avais pour habitude de dire oui à tout, de ne pas oser dire non par peur de blesser. Aujourd’hui en disant non, je ne me force plus à faire des choses que je ne veux pas. Ce n’est pas encore tous les jours facile, surtout face aux personnes auxquelles on tient, mais c’est aussi comme cela que vous verrez pour qui vous avez vraiment de la valeur. Je me suis rendue compte que beaucoup de personnes me parasitaient plus que me tiraient vers le haut. Oubliez-les, ne perdez pas votre temps. Avec cet article j’aimerais vous faire prendre conscience que, dans notre expérience de la vie, ce qui est si épanouissant, c’est l’interaction avec les autres. Mais si vous jouez un rôle, si vous rentrez dans un moule, cette expérience sera tellement faussée et lorsque vous ouvrirez les yeux, vous vous rendrez compte que tout cela était fade. Aujourd’hui je prends le temps de découvrir chaque saveur, de regarder le monde autrement, de puiser l’inspiration dans les choses les plus simples. De vivre finalement. Aujourd’hui j’ai 27 ans, je redécouvre chaque jour qui je suis et je sens que chaque année, chaque découverte sera toujours plus épanouissante et j’ai hâte, de plonger dans le bain, de repousser mes limites, de m’étonner… Finalement le plus dur, mais le plus vrai c’est simplement d’oser être vous.

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Aurore Bird

Bonjour et bienvenue sur mon blog ! Moi c'est Aurore, j'ai 25 ans et j'ai décidé de partager avec vous mes petits coups de coeur vestimentaire, mes lieux favoris et mes aventures du quotidien ! Viens me suivre dans ma routine vintage !